Lèa, et caetera.

Mardi 9 février 2010 à 14:27

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/Sanstitre2.jpg
13:47. Je viens de louper mon train. Je suis là, devant ma fenêtre, grande ouverte. Je ne sens même plus le froid, et les flocons forment une pellicule sur chacune des lettres du clavier. De la buée s'envole à chaque respiration. Je suis serrée, malgré moi. J'efface d'un geste franc toute trace de larmes frôlant mes joues. Je ne suis pas triste. Je suis frustrée. Les nerfs qui lâchent. A quoi tu joues bordel. Tu le sais ça, que devant toi je suis la pire des incapables. On aurait pas du commencer à jouer. Le train est arrivé depuis  vingt six minutes. Il a filé sans moi. Je crois que c'est ce qui me serre le plus. Me dire que tu arrive à filer ailleurs sans moi. Et que j'en suis incapable.

Ma demoiselle.

Dimanche 7 février 2010 à 14:44

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/IMG4647.jpg
Je sais pas exactement ce qui fait le plus mal, entre ton sourire et ton regard. Un mal pour un mal, il faut croire. C'est la première fois que je suis comme ça. A ce point. Mais à choisir, je prends ton regard, et j'essaie de me dire qu'il ne veut rien dire. Enfin, je crois.

 

Ma demoiselle.

Samedi 6 février 2010 à 16:50

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/IMG5715.jpg


Ma demoiselle.

Samedi 6 février 2010 à 11:08


Premier jour de vacances. Il paraît. La magnifique journée d'hier a laissé place à une maussade nostalgie. J'ai le coeur serré en mille, je n'ai jamais été aussi énervée, mais rien ne sort.  Impuissante c'est ça. Je n'ai plus de voix, et mon nez est mort. J'voudrais crier que je me sens indéniablement seule, mais c'est en vain. On écrit pas quand on manque de rien, qu'on est heureux, que tout va bien. Alors j'écris, le reste. Parcqu'il sait que j'ai fait la plus grosse erreur, et qu'il ne me reste qu'une tonne de regrets. Parcqu'à chaque instant, on se dit "putain, plus que quatre mois". Que le temps passe trop vite, et que dans un battement de cil, tout sera déjà fini. C'est comme si c'était hier, le goût de son sourire lors de l'ouverture de l'enveloppe. "Admise". Art appliqués. Ces trois ans, ces deux ans d'internat. Ces un an d'amour. Ces jours de doute. Ces inoubliables sourires. A chaque seconde. On passe notre temps à dire que tout va trop vite. Et après. Tout ce qu'on oubliera sûrement jamais. Bordel, y'a rien de mieux que d'être ensemble. Se sentir un. A mille.
 
 
Et chacun dans son appartement. Paris, Lyon, Nantes, Blois, Montpellier. Les premiers soirs auront un arrière goût de nostalgie, c'est forcé.

Ma demoiselle.

Samedi 6 février 2010 à 10:54

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/IMG5291.jpg
Fais moi chanter. 

Ma demoiselle.

Dimanche 31 janvier 2010 à 10:13

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/DSCF5266.jpg
On s'est fait rêver. Les toits de Paris, et le bruit des marches des vieux escaliers d'Estienne. Il ne manquait que toi, of course.

Ma demoiselle.

Dimanche 24 janvier 2010 à 20:04

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/DSCF5251.jpg___Contre ton épaule, au rythme de ton coeur.

Ma demoiselle.

Samedi 23 janvier 2010 à 13:22

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/DSCF5222.jpg

J'ai descendu la rue en nuit. Je voulais m'arréter pour prendre une photo, du monde, des autres, de la vie. J'ai sorti mon appareil et j'ai fait tomber son gant, sans m'en apercevoir. J'avais la musique très fort, comme d'habitude, alors je n'ai pas entendu la femme qui m'interpelait pour le gant. Finalement, elle m'a pris l'épaule, et elle m'a tendu mon gant, sans paroles. On a échangé un regard, juste ça. J'avais la tête trop ailleurs, à force. Pourtant j'avais le choix, de descendre en bus, c'était facile. Et j'ai choisi la rue, noire, de monde aussi. Juste pour m'accrocher à ses yeux, une ou deux minutes de plus. J'aurai pu monter dans son bus, histoire de croiser son regard, encore. Jusqu'à la nuit, et au matin. J'aurai voulu, comme toutes les autres fois, rester. Faire le tour de ses grains de beauté, au détour des sourires. Alors comme d'habitude j'ai regretté de partir. J'ai envoyé un "Don't you know how much I miss you". Et j'ai repensé au parapluie, rouge, et tous nos mots. Le genre de moments qui pince le coeur, Cinq mois. Juste ça. On a tous ravalé nos larmes, trop de fierté, je crois. Et à côté de ça, il me manque tes mots. Un an en fumée. Il manque les nuits où tout est toujours plus facile à avouer, où il suffit de fermer les yeux. Et. Et pour être honnête, j'ai peur que tu ailles si loin.

Ma demoiselle.

Dimanche 17 janvier 2010 à 19:00

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/DSCF4988.jpg
A en oublier le froid. Il paraît que tout les chemins mènent à tes yeux. C'est Saez qui l'écrit, qui le crie. On travaille sur la gare en ra, je n'arriverai jamais à suivre, il y aura trop d'images, trop d'écrits. J'ai mal au ventre d'affronter les autres. Et elle avait raison, on écrit plus pareil quand on sait que. Ce soir c'est confidence en étude, autour des planches, parcque j'ai besoin de parler, de pleurer aussi.

Ma demoiselle.

Dimanche 17 janvier 2010 à 11:21

J'ai fini par abandonner ma recherche, finalement, tu as peut être raison, ce serait trop facile de savoir tout, tout de suite.

Ma demoiselle.

Samedi 16 janvier 2010 à 23:49

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/DSCF4965.jpg

Ma demoiselle.

Vendredi 15 janvier 2010 à 22:22

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/Photo453.jpg

"Bonne soirée", j'ai ses mots qui ont claqués à travers le bruit de la neige. C'était apaisant, de se sentir là, seules, au reste du monde. J'ai fait demi tour, et je me suis assise là. Je n'avais jamais eu aussi froid, mais c'était égal. J'ai fermé les yeux, deux trois minutes je crois. J'me répétais sans cesse ses deux derniers mots. Sa voix avait changé, comme transformée après ça. J'avais les pieds trempés par la neige, les mains complètement anesthésiées par le froid. Mais, "well, it's done".

Ma demoiselle.

Dimanche 10 janvier 2010 à 13:24

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/Sanstitre5.jpg
Les mois, les années auront beau passer. Vous resterez les meilleures.

Ma demoiselle.

Dimanche 10 janvier 2010 à 12:43

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/Sanstitrea4.jpg
Au final c'est ça, j'ai osé. Osé oser. Le mot le plus redondant depuis quelques temps. J'ai abandonné cette personne en moi qui ne me correspondait sans doute plus. J'ai quitté deux mille neuf avec l'étrange impression de quitter beaucoup plus. Je suis, différente, et je ne m'habitue pas. J'ai mal de ce qui est arrivé. Mal du regard des autres, de l'autre. Mais, j'aime sa franchise, les gestes avec ses mains, quand elle part dans des discussions un peu trop profondes, quand elle laisse s'échapper deux trois notes, "parcqu'il fait trop froid". Ses excuses tellement. Tellement elle. Quand elle s'énerve, un peu. Le froid qui fait que. Et la gare, encore. Je tombe, mais ils sont là; à soutenir. Et même si je sais que les instants à venir ne seront que plus durs, j'y crois.

Ma demoiselle.

Samedi 2 janvier 2010 à 16:37

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/Sanstitre4.jpg
Je commence 2010 arrachée, célibataire, sur l'inaccessible, et avec trois tonnes de boulot sur le dos. Il y a mieux, mais il y a pire (je crois).

Ma demoiselle.

Lundi 28 décembre 2009 à 11:43

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/PARIS.jpg
J'ai rêvé d'un couloir, d'une scène, et d'un coulisse.  C'était à mon tour de passer, et quand j'me suis retournée une dernière fois avant de monter t'étais là, tu t'es rapprochée, et finalement j'ai oublié la scène. Y'avait une histoire de tee shirt, on te l'avait piqué, je sais même pas pourquoi. On devait courir parcque c'était urgent. Mais qu'est-ce qui était urgent ? Peut-être toi, peut-être moi. Peut-être nous.
"J'oublie tout, très vite, d'où mon surnom." T'as raison.  Et c'est certainement mieux comme ça.
 

Ma demoiselle.

Vendredi 25 décembre 2009 à 1:35

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/IMG4593.jpg
Je refait le monde avec Flo; on envoie valser toutes les règles. 
On s'en fout, c'est noël. Et puis tant pis, et puis plus rien.

Ma demoiselle.

Jeudi 24 décembre 2009 à 15:13

Vingt quatre décembre. Il y a quelque chose d' extrêmement triste maintenant. Un pincement au cœur, une boule au ventre.  L'attente. Une espèce de frénésie remplacée. Q, O et E me partagent. Oser, la folie, le mouvement, le changement. Bousculer chacun de mes principes, un par un. Je commence à m'habituer à cette attente. D'ailleurs, j'ai arrêté d'éteindre mon portable pendant deux-trois heures, dans l'espoir de recevoir quelque chose, je me suis faite à l'idée que ce serait juste, différent, maintenant. A Paris, y' avait pas toute cette attente, on vivait pleinement. On profitait de chaque seconde, parc qu'on savait pertinemment qu'elles seraient certainement uniques, et que ce milieu, entre nos deux mondes, il était éphémère. Elle avait un goût d'éternité cette journée. Au moins, il y avait quelque chose d'autre que son visage dans me tête. Parc-que je hais sa façon de me plaire, ses sous entendus, et finalement sa façon de me laisser attendre, avec son sourire. Comme quoi, on avait eu raison de ne jamais se prononcer sur ce qu'on était. D'affirmer que non, on ne le serai jamais. Et puis en fait on tombe, malgré nous, mais on tombe. Tentée par l'impossible, ce doit être ça. Elle a osé me proposer ce jeu, alors j'ai commencé, elle a dit "good game", et c'est à son tour. Maintenant.

Ma demoiselle.

Mardi 22 décembre 2009 à 22:33

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/catiamacatia.jpg
Mon soleil, c'était ton sourire. Tu m'as fait vivre, à  mille à l'heure._______

Ma demoiselle.

Dimanche 20 décembre 2009 à 16:53

http://et-puis-plus-rien.cowblog.fr/images/2009/DEUX-copie-1.jpg
But why should I belong to one thing ?
Who shall we propose to be ?
Who I am supposed to be ?

Ma demoiselle.

<< << | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | >> >>

Créer un podcast